DE VOUS AIEUX, en passant par moi !

DE VOUS AIEUX, en passant par moi !

Au coeur d'un Conseil de Guerre (11) : dernier témoignage !

Puis c'est au tour du marchand de vin de déposer à la barre : il s'appelle Félicien Antoine Marroc, est âgé de 38 ans et est domicilié à Toulon faubourg St Roch.

Celui-ci déclare :

Je connais le sergent-major Hidier, il m'a pris du vin pour sa compagnie et il me l'a payé. (1)

N'est-il pas resté quelques temps redevable envers vous d'une certaine somme ?

Oui, il m'a dû le prix de quatre barils de vin montant à la somme de trente-six francs.

Depuis quelle époque lui aviez vous fourni en barils de vin ?

Dans la première quinzaine de Juillet. Du onze au quinze, je ne puis précisé la date, étant allé  lui demander la somme qu'il me devait, il me dit pour le moment je ne puis vous payer, mais j'attends de l'argent de chez moi (2) , du reste soyez sans crainte des quatre barils deux étaient sont pour la compagnie  et les deux autres pour moi (3).

Quel jour le sergent-major Hidier est-il venu vous payer ?

La veille du jour où il s'est absenté, je ne me rappelle pas la date. (4)

Quand avez-vous signé le cahier d'ordinaire ?

Le jour même que j'ai été payé, en même temps  j'ai remis au sergent-major les bons qu'il m'avait donnés lesquels étaient acquittés. Le caporal d'ordinaire était présent.

Vous n'avez plus rien à déclarer ?

Non.

Suivent les signatures.

Commentaires :

(1) Une partie du vin était bien pour la compagnie.
(2) C'est une information. Mon Arrière Grand Père attendait donc de l'argent et pensait rembourser  dès qu'il aurait reçu le dit argent.
(3) La somme des deux barils auraient dû être retirée de la solde des soldats ? Soit la moitié de la somme dûe à savoir 18 francs. Il disposait tout de même de deux barils de 25 litres pour sa consommation personnelle. Beaucoup pour un seul homme ?
(4) Cet homme est tout de même bien informé !


 

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29/01/2014
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