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N comme Numérotation

La numérotation en généalogie consiste à affecter à chacun des ascendants ou descendant d'une personne afin d'établir un lien évident entre les membres d'une même famille.

Elle permet d'identifier plus aisément les ancêtres surtout en cas d'homonymies.

Plusieurs méthodes existent :

Pour la généalogie ascendante, la méthode de loin la plus utilisée est la numérotation dite Sosa-Stradonitz.

 

Rappel de quelques règles générales :

 

Jérôme de Sosa reprit en 1676 une numérotation qui avait été mise au point par Michel Eyzinger dès  1590.

 

Cette méthode attribue le numéro 1 à l'individu étudié appelé également le "de cujus".

Son père porte le n° 2 (le double), sa mère le n° 3 (le n° 2 + 1).

Son grand-père paternel porte le n° 4 (le double du n° 2), sa grand-mère paternelle le n° 5 (le n° 4+ 1).

Son grand-père maternel porte le n° 6 (le double du n° 3), sa grand-mère maternelle le n° 7 (le n°6+ 1) etc....

On attribue alors à tous les hommes un numéro pair, à toutes les femmes un numéro impair.

Dans chaque couple, le numéro de la femme correspond au numéro de l'homme plus 1.

On attribue à chaque père un numéro équivalant au double de celui de son enfant.

Ainsi, chaque ancêtre est repéré grâce à son numéro : le n° 398 est un homme (pair). Il est l'époux du n° 399 (n° 598 + 1) et le père du n° 199 ( 398 : 2 = 199)

Le n° 299 est une femme (impair), elle-même mère du n° 149 (soit 299 - 1 : 2) etc...

Cette méthode de numérotation fut reprise et popularisée par Stephan Kekulé von Stradonitz (1863-1933) d'où le nom de la méthode : Sosa-Stradonitz.

 

tableau généalogiqe sosa.gif

 

La numérotation de Jacques d'Aboville inventée dans les années 1940 est quant à elle une méthode qui s'applique aux généalogies descendantes.

Le principe en est simple :

La numérotation part d'un ancêtre commun à toute les branches étudiées auquel on attribue le chiffre 1.

On attribue ensuite aux descendants directs (les enfants) le chiffre 1 suivi d'un autre chiffre représentant son rang de naissance dans la fratrie. Par exemple 1.1 pour l'aîné(e) , 1.2 pour le/la cadet(te), 1.3 pour le/la benjamin(e).....

Les enfants de l'aîné auront ensuite les numéros 1.1.1 puis 1.1.2........

Lorsque des enfants sont issus de mariages différents, on ajoute une lettre de l'alphabet par mariage : a pour le premier, b pour le second... On identifie immédiatement la mère de l'enfant.

Avantage : on identifie rapidement le nombre de  générations en comptant le nombre de chiffre. Ainsi l'individu portant le numéro 1.1.2 descend à la troisième génération de l'ancêtre commun.

Inconvénient : la méthode d'Aboville devient très difficile à lire sur un grand nombre de générations.

Il existe d'autres méthodes de numérotation de généalogie descendante :

 

d'aboville.gif

 

La méthode Pélissier qui reprend la méthode d'Aboville mais en remplaçant les chiffres par des lettres : des lettres majuscules pour les hommes, des lettres minuscules pour les femmes.

Ainsi le fils aîné de l' individu de référence se verra attribué la lettre A et sa cadette la lettre b et le benjamin la lettre C.

Le fils aîné aura lui même une fille  Aa et un garçon AB et ainsi de suite.

Comme dans la numérotation d'Aboville on pourra distinguer les enfants des différents mariages.

Ainsi dans notre exemple l'enfant de la cadette issu d'un premier mariage se verra attribué le code b1A (ici un garçon) et le second enfant issu du second mariage b2b (ici une fille).

La méthode de Jacques Meurgey de Tupigny a été conçue pour des généalogies uniquement agnatiques, c'est à dire ne portant que sur les descendants mâles. (désolé Mesdames !)

A chaque génération est attribué un chiffre romain.

I sera donné à l'ancêtre étudié , II à l'un de ses fils , III à l'un de ses petits-fils ......

D'autre part, au niveau de chaque génération, les enfants seront distingués les uns des autres par l'ajout d'un chiffre arabe à droite du chiffre romain. On aura ainsi : IV-1; IV-2; IV-3........dans l'ordre de naissance.

Il existe la numérotation mise au point par Christophe Beruck qui permet d'inclure non seulement les ascendants et leur descendance mais également les alliés et leur famille.

Je ne m'aventurerai pas à vous expliquer son principe tant elle me parait complexe et hors de portée du néophyte en matière de généalogie qui préfèrera pour débuter la méthode classique SOSA-STRADONITZ.

Mais pour les lecteurs que cette méthode intéresse, ils pourront de rapporter à l'excellent blog de Stéphane Cosson qui l'a étudiée. Généalogie blog

Et en matière de numérotation, la liste n'est pas close.....

 

 

 

 

 

 

 

 



16/06/2014
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